Jouer avec toi

Jouer avec toi
Ta bouche contre la mienne. Et je ne m'y était pas attendue. On est là, nos lèvres, nos langues, nos mains. Tu as les yeux fermés. Moi pas. Tu es si belle, délicieuse. Garder les yeux ouverts pour en profiter, sans que tu le saches. Violer l'intimité d'un baiser. Je glisse ma main sous ton T-shirt et déboutonne ton jean avec l'autre. Je retire ton T-shirt. Te regarde. T'admire. Je mourrai si je n'avais pas d'yeux pour t'aimer. Douceur. Frisson lorsque tu effleures mon ventre. On s'embrasse à nouveau. Je ferme les yeux et déguste. Tu trébuches. Nous tombons sur le lit, comme si c'était fait exprès. Je suis sur toi, je ris. Tu m'interromps en récupérant ma bouche. Le sens des choses reprend son cours. Nous sommes toutes deux en sous-vétêments, et je ne sais même pas comment c'est arrivé. Je dégraffe ton soutien-gorge et tu en fais pareil. Je suis toujours sur toi, t'empêchant de trop bouger. Je t'embrasse dans le cou et tu frissonnes. Pouvoir. Je peux tout. Je veux beaucoup. Je continue mon chemin, dictée par les courbes de ton corps tiède. J'embrasse tes épaules, j'embrasse tes seins, j'embrasse ton ventre. Tu te cambres. Quoi de plus délicieux ? Je glisse mes mains sous ton dos et te le caresse. Aussi doux et violent qu'une première fois. Ma main gauche glisse le long de ton dos. En te mordant l'oreille, je chuchote que tu me plais, et ma main trouve un chemin sous ton boxer. Tu laisses échapper un souffle, puis un petit gémissement. J'essaie de prendre mon temps, mais tu es bien trop irrésistible. Je lèche ton ventre et retire complètement ton boxer avec les dents. On en est là. Tu attends, je ne me pose pas de question. Je te veux. Je veux que tu aimes. Alors je glisse ma langue en toi. Je sens tous tes frissons. Tu gémis de plaisir. Quoi de plus délicieux ? Je joue avec toi, avec ton être, avec ton corps. Soudain tu pousse un dernier soupir, beaucoup plus fort que les précédent. Alors je remonte doucement à ta hauteur, je pose ma main tendrement sur ton ventre et je sens ta respiration encore rapide. Tu m'embrasses et tu loges ta tête dans le creux de mon cou. Nous nous aimons.

# Posted on Saturday, 07 November 2009 at 5:55 AM

On me demande de me présenter...

On me demande de me présenter...
Alalalala, il est 16h48 et c'est le premier dimanche des vacances. La vie est si belle pour moi en ce moment... Des gens m'aiment, j'aime des gens, des gens ne m'aiment pas, il y a des gens que je n'aime pas. La vie est belle.
Ce soir j'ai des invités. Je sais, demain l'info sera périmée. Ca ne vous intéresse pas.
C'est sympa aussi de ne pas intéresser les gens. Comme ça ils passent à un autre blog et dans 2 ou 3 minutes, ils ne se souviendront même plus de moi. Alors pour que ça n'arrive pas, je vais vous dire un truc. Moi, j'aime autant les filles que les garçons.
J'trouve ça vraiment cool d'aimer autant les filles que les garçons, ça prouve une certaine ouverture d'esprit, l'accéptation de l'autre, je prône la différence, etc, etc...
Non, non, sans rigoler, je suis plutôt contente de ce que je suis à l'heure actuelle de ma vie.
Voiloute...
Bon sinon, je suis une fille très créative et extravertie. Une fois j'ai mangé une mouche vivante pour amuser un copain. Je réalise des courts-métrages dans ma petite chambre toute pourrie. Je m'aime bien en fait, J'suis une fille cool de 15 ans. Plus tard, c'est promis, je ferai de grandes choses.
Par exemple, je pense que je ferai un film ou que j'écrirai un livre. Mais c'est tellement prétencieux...
Sinon, je ne recherche rien en particulier ces temps-ci, mais les filles me manquent.
Depuis que j'y ai goûté, je peux plus m'en passer. Oh putain on dirait un vieux slogan tout pourri.
Bon je vais m'arrêter là parce que si ça continue, vous allez connaître ma vie mieux que la votre :) .

# Posted on Sunday, 25 October 2009 at 12:08 PM

Edited on Thursday, 10 December 2009 at 12:09 PM

Une après-midi et une soirée

Une après-midi et une soirée
C'est le temps qu'a duré notre histoire. Je ne te connais pas, toi non plus. Tu t'étais approchée, doucement, on s'était présentées, comme ça, dans l'eau de la piscine d'un camping. J'ai d'abord cru que tu ne faisais pas exprès de trébucher dans l'eau et de te rattraper sur mes hanches. Je riais à chaque fois, ignorante que j'étais. Alors tu recommençais, deux, trois fois. Et j'ai compris. Ton corps étais encore contre le mien quand j'ai pris ta main. Pourquoi ? Je ne sais pas. Tu étais une fille et j'étais une fille. On s'est regardées dans les yeux pendant que mon petit cousin s'amusait avec un ballon dans le petit bassin. On est parties nager plus loin, là où personne n'a pied. Garder ma main quelque part sur ton corps. Ton ventre, ton épaule, ton dos...Soudain tu mets tes deux mains sur mes épaules et tu m'enfonces dans l'eau. J'ouvre les yeux. Le chlore me les bouffe. Mais je garde les yeux ouverts dans l'eau. Et je te regarde, presque nue, et je vois ton corps cesser de s'agiter pour couler et être à ma hauteur. Plus personne ne peut nous voir à la surface. Sous l'eau, on se regarde dans les yeux, et on s'embrasse. J'ai une main posée sur ta joue et l'autre posée dans le bas de ton dos. On remonte. On respire. On regarde autour de nous. Tu me plaques brusquement contre le bord de la piscine et tu m'embrasses à pleine bouche. Tiède. Doux. Passionné.
Cette passion, que je n'avais encore jamais vécu avec une fille, ça m'effrayait. Mais j'étais tellement bien. Tu étais tellement belle. Tu me faisais penser à une actrice argentine, Inés Efron dans El nino Pez. Je t'admirais sans savoir pourquoi.
Et puis on s'est quittées pour la première fois dans notre journée. C'était la fin de l'après-midi, les gens s'étaient bien amusés à la piscine, ils avaient bien bronzé, il étaient rassasiés de cette petite journée d'été au camping et retournaient tous dans leur tente, leur mobile-home ou leur caravane.
Je rentre avec mon oncle, ma tante, mes deux cousins dans notre mobile-home. Amertume. Questions pour moi-même. Silence pour les autres. Douche pendant une heure. Qui suis-je? Que suis-je? Pourquoi suis-je si bien? Une première fois en tant que bi. Mais je ne le savais pas encore. On mange. Engueulades, mon cousin pleure, je le réconforte, ma tante gueule, mon oncle s'en fout, ma cousine a envie de vomir. On finit de manger, je débarasse seule la table. Mon cousin chiale encore sur le lit. Je ne pense à rien. Vide. Il fait déjà presque nuit. Dans ma tête aussi. Je pose les assiètes sur le rebord de l'évier, ma tante fait la vaisselle.
"Marie, j'ai vu qu'il y a une soirée ce soir à l'entrée du camping. Tu voudrais y aller avec Loulou?"
Loulou c'est mon cousin.
"Bin ouais, pourquoi pas..."
Les fêtes de camping, je déteste ça. C'est plein de beaufs, de gros qui boivent et qui chantent ce qu'un prompteur leur dit de chanter. Ils sont laids. J'y vais que pour mon cousin.
"Ok, alors vous rentrerez maximum à minuit c'est bon?"
"Ouais pas d'problème Tantine."
Je vais voir mon cousin, lui raconte tout, et on y va. On arrive. Je vois la fille. Magnifique. Au bar, un verre de je sais pas quoi à la main, seule. Je constate avec délice qu'il est extrèmement facile de convaincre mon cousin d'aller danser. Je la rejoins, on bavarde, on boit avec modération. Loulou veut rentrer. Je lui dit de ne pas m'attendre, que j'arriverai plus trad parce qu'il n'est pas du tout minuit encore. Il nous laisse. Dès qu'il a tourné le dos on s'embrasse comme jamais je n'avais embrasseé personne. Je ne me pose même plus de question, je profite, je vis ce qu'en rêve j'avais toujours voulu vivre. Elle me prend par la main, m'emmène derrière le terrain de tennis. On se pose, on rit, on discute un peu, pas beaucoup, juste le temps qu'elle glisse sa main entre mes cuisses, juste le temps que je l'embrasse en lui dégraffant le soutien-gorge.
On est restées une ou deux heures ensemble, derrière le terrain de tennis. Personne ne nous a vues ou entendues. Ensuite il a été plus tard que minuit, dans les minuit et demi ou une heure du matin. Alors j'ai du partir. Aucun numéro n'a été échangé. Aucune photo souvenir. Pas besoin de photo quand on s'en souvient tous seul. J'avais peur en fait, après avoir vu et compris ce qu'on avait fait. Une après-midi et une soirée. La demie-journée la plus intense de ma vie, émotionnellement parlant. Je regrette tellement d'avoir pris peur et d'être partie sans avoir pris ses coordonnées. On ne s'est pas revues.
Juste besoin d'en parler.

# Posted on Monday, 26 October 2009 at 7:54 AM

Edited on Monday, 26 October 2009 at 9:30 AM

Etre bi c'est pas être instable !

La bisexualité est très mal perçue dans les milieux homosexuels autant que dans les milieux hétérosexuels. Beaucoup d'homo et d'hétéros trouve qu'il est impossible d'être autant attiré par le sexe opposé que par le même sexe. Perso je trouve ça dommage que les gens ne s'ouvrent pas plus et restent coincés dans leurs idées qui disent de n'aimer qu'un seul sexe. Je suis toujours déçue quand j'entends parler de choix, de décisions, de stabilité. Il paraît aussi que certains homos et certains hétéros pensent que la bisexualité mène à l'infidélité, par manque de l'autre sexe. C'est FAUX ! Les personnes bisexuelles ne sont pas des personnes instables à qui il manque toujours l'un des deux sexes ! Une relation stable avec une personne est possible, autant que pour deux lesbiennes, deux gays ou deux hétéros !
Voili voilou, petite mise au clair pour ceux qui croient avoir tout compris à la vie et aux sentiments d'autrui.


Bien l'bonsoir !
Etre bi c'est pas être instable !

# Posted on Sunday, 25 October 2009 at 12:48 PM

Edited on Monday, 02 November 2009 at 12:27 PM

Lulu

Lulu
Elle est belle.
Non, elle n'est pas belle mais elle me plait.
Elle est lesbienne.
Non, mais elle me plait.
Elle est amoureuse de moi.
Non, mais tant pis.
Elle est couchée dans l'herbe, et moi à côté. On discute. J'apprends beaucoup plus sur elle que je n'en avait jamais appris au bout de deux ans. Pourquoi ne devrais-je pas l'aimer ? Elle est là, si disponible, mais si loin...Je lui dis ce que je suis. Elle est étonnée, mais sans plus. Je la déteste. Mais je donnerai tout pour qu'il existe entre nous plus qu'une amitié.

# Posted on Sunday, 08 November 2009 at 5:29 AM